Robert Anton : Paris (75)
Homéopathe, micronutritioniste
Morgane Biernacki : Saint-Maur-des-Fossés (94)
Etudiante
Alban Gelé : Paris (75)

Contractuel au Ministère de la Jeunesse et des Sports, Alban Gelé est membre du comité de soutien de l'Elan Nouveau des Citoyens.
Stéphane Getten : Montargis (45)

Une jeune fille,
Le 22 novembre, au siège de l'association, va avoir lieu une réunion du Comité de Soutien de "L'Elan" afin d'optimiser la préparation de l'Assemblée Générale du 26 novembre.
Quel plaisir de lire ce matin dans "Le Figaro" un article intitulé "Jacqueline de Romilly : "Le désenchantement ? Je suis contre !"
Je vous invite a en prendre connaissance car il est, à l'image de Jacqueline de Romilly et comme son titre l'annonce, une bouffée d'optimisme.
On connaît André Renault, un des pionniers de "L'Elan Nouveau des Citoyens", aujourd'hui secrétaire général de notre mouvement. Mais sait-on qu'outre ses talents de juriste et de spécialiste des médias, il sait revêtir la tenue de l'écrivain ? Le Seuil publie son dernier ouvrage qui est une page (en réalité 400 !) de notre histoire contemporaine : Maurice Robert, Ministre de l'Afrique.
La politique africaine de la France est aussi celle de cet ancien patron du service de renseignement et diplomate, qui relate le quotidien du Renseignement : correspondants, trafiquants d'armes, agents doubles, désinformation... Tout, ou presque, à été dit à André qui a interviewé ce personnage extraordinaire pendant près de trois années. Aussi intéressant qu'un polar et plus vrai ! Disponible sur fnac.com ou seuil.com
L’assemblée générale de « L’Elan » s’est tenue le 26 novembre 2005, alors que les premières neiges tombaient sur Paris, dans la salle Jules Ferry de l’Ecole Normale Supérieure, rue d’Ulm. On remerciera d’ailleurs ici Mme
Au niveau de l’estrade, on retrouvait Madame Jacqueline de Romilly,
Messieurs
Environ 80 personnes, venues de toute la France, s’étaient déplacées pour assister à cette Assemblée Générale. On notera en particulier la présence de
André Renault a ouvert la réunion, suivi par le superbe discours d’introduction de Jacqueline de Romilly. Philippe Rodet a ensuite pris la parole pour exposer le bilan depuis la précédente Assemblée Générale. Comme l’a rappelé Philippe, « L’Elan » ce sont des principes, des idées et des actions.
Les principes sont essentiellement au nombre de deux.
- La conviction que la participation des citoyens à la vie de la Cité peut être à l’origine d’une ardeur nouvelle de nos sociétés, à l’image de ce qui se passait dans l’Antiquité grecque et qui est mis en relief dans le récent ouvrage de Jacqueline de Romilly : « L’Elan démocratique de l’Athènes ancienne »
- L’indépendance politique, philosophique ou religieuse.
Au plan des idées un certain nombre de celles qui ont été défendues par « L’Elan » depuis le début se retrouvent dans des projets politiques. C’est une satisfaction particulière d’être ainsi conforté dans ses convictions ; cela prouve que « L’Elan » va dans la bonne direction et nous engage à poursuivre plus avant. Parmi ces idées, on pense en particulier à la « TVA sociale » mais on peut aussi signaler la création d’internats destinés à rattraper des jeunes en voie de décrochage, la création en métropole de centres fonctionnant sur le principe du Service Militaire Adapté en vigueur dans les DOM-TOM, ou encore en matière de handicap, la création d’un guichet unique au niveau départemental pour toutes les démarches…L’ensemble de ces idées diffuse maintenant au niveau national.
Au plan des actions, « L’Elan » a considérablement progressé et a connu, cette année, une indéniable montée en puissance. Ainsi « CIGALE » se poursuit à Vitré, avec d’ailleurs une extension pédagogique, et est désormais envisagé sur Rennes, Le Havre et dans l’Est de la France. Cette opération a surtout reçu le soutien de la Croix-Rouge qui envisage de l’étendre à tous ses centres. « L’Elan » a aussi lancé, grâce à « Citoyens pour un Monde Ethique », le « Mégothon » ; 10000 boites ont été distribuées dans le sud ouest cet été, en coopération avec « surf insertion ». 2005 a aussi été l’occasion du lancement de « Fraternité, j’écris ton nom… ». Après une phase d’expérimentation d’Avril à septembre, le 9 novembre, 420 personnes ont été témoins du lancement officiel, à Cirey sur Vezouze. Cette opération connaît un succès particulièrement marqué, et de très nombreuses personnes se sont proposées ou ont proposé leurs réseaux pour y participer. Des partenariats avec l’UNASEA (Sauvegarde de l’Enfance), la SNCF, GDF sont officialisés. Cette année a également été le point de départ d’un projet, né à partir d’une idée de Jacqueline de Romilly, et intitulé « Appel à témoignages ». Ici encore, nous avons reçu le soutien d’acteurs de poids comme la Croix Rouge, l’UNASEA et MSN.
Cette extension soutenue des opérations de « L’Elan » s’est traduite au niveau médiatique par un grand nombre d’articles de presse, au niveau régional ou national, et même par des passages à la télévision ou la radio, contribuant d’autant à construire la réputation de « L’Elan », à le faire connaître et reconnaître.
Philippe a conclu son bilan en présentant les objectifs pour l’année prochaine :
- Actualiser et affiner les propositions des groupes de réflexion, et en faire éclore de nouvelles, - Etendre les actions concrètes et en faire émerger de nouvelles ;
- Optimiser la communication et multiplier la présence de « L’Elan » dans les médias.
Ce bilan a été, le contraire aurait été étonnant !, voté à l’unanimité. Gérard Caron pris ensuite la parole pour exposer le bilan financier ; on le remerciera ici d’avoir su le faire avec beaucoup d’humour.
Le bilan financier a lui aussi été voté à l’unanimité.
« L’Elan » a ensuite vu se modifier significativement son visage, puisque s’est tenue l’élection des membres du Conseil d‘Administration et du Bureau (liste des membres ci-dessous). « L’Elan » change de visage puisque
On n’omettra pas de signaler qu’alors que les votes étaient décomptés, les personnes présentes ont eu droit à un verre de l’amitié offert par l’association, et à un délicieux pain d’épices maison, importé directement de Dordogne et offert par Bernadette Darchen.
Enfin, la conclusion a été laissée à Jean-François Noiville, qui a résumé le sentiment général : « L’Elan » a fait un « grand bond en avant ».
Président d'Honneur : Jean-Loup Chrétien
Président : Philippe Rodet
Vice Présidents : Jacqueline de Romilly, Marcel Boiteux, Jean-François Noiville
Secrétaire Général : André Renault
Secrétaires Généraux adjoints : Patrice Huiban, Yann Loupp
Trésorier : Gérard Caron
Trésorier adjoint : Hugues Roussel
Jacqueline de Romilly est toujours aussi recherchée par les médias. Après avoir eu un article dans "Le Figaro" cette semaine, elle est présente dimanche 11 décembre sur la "Radio Suisse Romande".
Patrice Huiban et Philippe Rodet ont décidé de publier régulièrement des petits textes touchant à la participation des citoyens à la vie de la Cité. Ces textes seront d'ici peu regroupés dans une rubrique sur le site de "L'Elan Nouveau des Citoyens"
Le premier s'intitule : Les origines athéniennes de la démocratie
Littéralement « gouvernement du peuple », i.e. « par et pour le peuple », la démocratie est apparue en Grèce au Ve siècle av. J-C. Ce nouveau mode d’organisation politique était une première en Europe et allait permettre à la Cité grecque un « nouvel élan démocratique ». Ce constat nous pousse ainsi à nous poser la question de l’origine, des fondements et des écueils de ce système tels qu’ils étaient déjà perçus il y a plus de 2500 ans.
Suite à plusieurs soubresauts politico-militaires, Athènes et sa région, l’Attique, deviennent progressivement un espace démocratique en mettant en place des structures et des principes qui sont encore à la base de notre conception moderne de cette organisation politique. Ainsi, tout Athénien de plus de vingt ans, non esclave et né de parents athéniens, peut, en ce Ve siècle av. J.-C, prétendre aux charges publiques et a le droit de participer aux séances de l’assemblée du peuple, appelée Ecclésia, qui se tiennent sur l’Agora. Ces droits font de lui un « citoyen » appelé via cette assemblée, à participer directement à la vie de la cité en discutant et votant les lois, en élisant les dirigeants , dont les « stratèges », en décidant de l’utilisation des finances publiques, de la guerre ou de la paix. Membre de l’assemblée, l’Athénien peut également, par tirage au sort, faire partie des « bouleutes » qui préparent les lois et les soumettent à l’Ecclésia ; il peut enfin être « héliastes » et siéger au tribunal du peuple comme juré.
Cette participation directe du citoyen au sein de l’assemblée, alliée au tirage au sort, lui permet d’être non seulement spectateur et arbitre mais acteur à part entière de la vie publique car les tirages au sort et les votes désignant les principaux responsables se déroulent, pour l’essentiel, annuellement. Le citoyen peut prendre la parole au sein de l’assemblée et présenter directement des propositions. Parallèlement à ces prérogatives et à ces droits, des devoirs, des principes et des usages assurent une certaine cohérence et une certaine harmonie dans la pratique de la vie démocratique. Ainsi, le citoyen a comme devoir majeur en ces temps troublés de participer à la défense de la cité. Après deux années de service militaire (l’éphébie) entre 18 et 20 ans, il est mobilisable jusqu’à 60 ans.
Pour assurer l’ égalité de tous dans la pratique des devoirs politiques, une indemnité, le « mishtos» permet de compenser la perte de revenu qu’agriculteurs et artisans acceptent de subir en participant à la vie publique ; cette indemnité assure aussi la survie des plus pauvres et suscite parfois des critiques. Mais cette pratique concrétise et crédibilise trois principes fondateurs de la démocratie athénienne, à savoir l’égalité devant la loi, « Isonomia », l’égalité de la parole, « Isegoria » et le pouvoir du peuple « Dèmokrateïa ». Pour compléter le système et lui assurer un meilleur équilibre, les citoyens les plus riches devaient donner de temps en temps de l’argent à la cité, sorte de contribution volontaire, afin de financer des œuvres communes (car il n’existait pas alors de système d’impôt sur le revenu !) tels des temples, des navires de guerre appelés « trières » etc…. Les citoyens pouvaient aussi, à travers un vote annuel, décider de l’exil pour dix ans d’une personnalité soupçonnée de viser à la « tyrannie » et de mettre en péril la démocratie et l’harmonie de la cité ; cette procédure s’appelle l’« ostracisme ».
De cette pratique démocratique antique peuvent être tirés un certain nombre de règles et principes qui assurent durablement l’équilibre du système et sa cohérence d’ensemble. Ainsi, ce « gouvernement par et pour le peuple » assure l’élection au suffrage direct de l’exécutif à savoir les dix stratèges en charge des grandes orientations de la cité. Ce gouvernement doit rendre compte des ses actions à l’assemblée où n’importe quel citoyen peut l’interpeller. Les jurés du tribunal populaire, « l’Héliée », sont censés être indépendants du gouvernement à travers le tirage au sort, mais émanent eux aussi directement du peuple. Chaque « stratège » ou magistrat élu doit, en fin de mandat, rendre compte de ses actes et de sa gestion. Les projets de loi émanent non seulement des « bouleutes » tirés au sort mais aussi des citoyens eux-mêmes ce qui assure une représentativité des projets et une prise en compte des préoccupations quotidiennes des citoyens. A travers cet accès direct au débat, les idées a priori minoritaires ont donc droit de cité et sont confrontées à l’avis du peuple dans son ensemble, en prise directe, sans le filtre d’un intermédiaire.
On en déduit ainsi un certain nombre de règles permettant la mise en œuvre d’un « gouvernement pour et par le peuple » : élection de l’exécutif au suffrage direct, notion de « contrat de gouvernement » à travers la remise en cause de ce dernier au minimum une fois par an, propositions de lois issues directement ou indirectement (bouleutes) du peuple, effort de séparation des pouvoirs via une assemblée réellement souveraine (Ecclésia) regroupant l’ensemble des citoyens, un exécutif soumis à cette assemblée et un tribunal populaire (l’Héliée) lui aussi régulièrement renouvelé par tirage au sort, une représentation sans entraves des idées minoritaires ainsi que la limitation du risque d’abus dans l’exercice du pouvoir grâce à l’ostracisme. L’harmonie dépend de cette assemblée populaire au sens strict du terme autour de laquelle toute la vie publique s’organise.
Dès cette époque, un certain nombre d’écueils ont été identifiés, écueils menaçant cet équilibre toujours fragile entre les aspirations individuelles et l’intérêt général. La possibilité de participer pleinement à la vie publique permettait aux plus riches de se présenter à l’élection des stratèges en charge de l’exécutif. Souvent liés à de puissantes familles athéniennes, ces citoyens risquaient de faire basculer le système en un mélange d’oligarchie et de ploutocratie en usant de la corruption pour sauvegarder leurs intérêts menacés par le vote des citoyens, les prérogatives des bouleutes et des héliastes. De plus, ces citoyens bénéficiaient d’une éducation poussée leur permettant de s’imposer plus facilement dans les débats à l’assemblée. Cet écueil s’est pleinement révélé à Rome où la vie politique était dominée par les citoyens les plus fortunés. En effet, le système politique, articulé autour des assemblées populaires, des hauts fonctionnaires appelés magistrats et d’un conseil, le Sénat, était basé sur un découpage censitaire de la population en cinq classes elles-mêmes divisées en centuries. Ces classes regroupaient les citoyens en fonction de leur fortune foncière de la première à la cinquième.
L’ensemble des citoyens avait accès aux assemblées mais, dans la plus importante appelée « comices centuriates », les centuries votaient dans l’ordre des classes jusqu’à ce que la majorité absolue soit atteinte. De facto, les classes supérieures pouvaient privilégier leurs intérêts car cette assemblée votait la guerre, les lois et nommait les plus hauts magistrats. Parallèlement, l’expansion géographique de la République entraîna la domination de l’aristocratie foncière romaine face aux provinces, plus indifférentes et moins capables de participer pleinement à la vie politique étant données les distances et la centralisation du pouvoir.
Dès sa création, la démocratie a généré l’ensemble des principes qui régissent notre vie publique d’aujourd’hui. Dès sa création aussi, elle s’est révélée potentiellement facteur d’harmonie mais également instable, et sans cesse menacée dans ses fondements par des évolutions grignotant progressivement la souveraineté du peuple au profit d’une minorité voire d’un seul homme. Ces dangers restent les mêmes aujourd’hui encore alors même que le système démocratique apparaît, consciemment ou inconsciemment, comme un acquis définitif à une majorité de citoyens.
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